Traitement en cours…
Réglez la qualité entre 75 et 85 et sortez en WebP : c’est le compromis qui divise le poids par deux sans différence visible. Descendez sous 60 seulement pour des vignettes. Et si l’image est plus large que la place qu’elle occupe à l’écran, réduisez d’abord sa largeur : c’est là que se trouve le vrai gain.
Pourquoi vos images sont trop lourdes
Une photo sortie d’un téléphone récent pèse entre 3 et 8 Mo. Elle mesure 4 000 pixels de large. Sur un site, elle sera affichée dans une colonne de 600 pixels, souvent moins sur mobile. Le navigateur télécharge donc six fois plus de données qu’il n’en montrera, puis jette le reste.
Trois causes se cumulent presque toujours, et la troisième est la plus chère :
- Le format. Le JPEG date de 1992. À qualité perçue égale, le WebP pèse environ deux fois moins, l’AVIF environ trois fois moins.
- La qualité d’encodage. Un appareil photo enregistre à une qualité proche du maximum, utile pour retoucher, inutile pour afficher.
- Les dimensions. C’est de loin le premier poste. Diviser la largeur par deux divise le nombre de pixels par quatre.
Sur un fichier de test à 16,3 Mo, sorti d’un reflex, ces trois réglages ramenés à ce qu’un site utilise vraiment donnent 119 Ko, soit 99,3 % de moins, sans différence visible à l’écran.
Quel format choisir
| Format | Poids relatif | Transparence | Compatibilité | Bon pour |
|---|---|---|---|---|
| AVIF | ≈ 35 % | oui | Chrome, Firefox, Safari 16+ | Photos, grandes images |
| WebP | ≈ 50 % | oui | Tous les navigateurs actuels | Le choix par défaut |
| JPEG | 100 % | non | Universelle | Repli pour vieux navigateurs |
| PNG | 150 à 400 % | oui | Universelle | Captures, logos, aplats |
En pratique : WebP par défaut, AVIF quand le poids compte vraiment et qu’un repli existe, PNG uniquement pour les aplats et les captures d’écran, où il reste meilleur que les deux autres.
Jusqu’où descendre en qualité
Le curseur de qualité ne correspond à aucune unité physique. Il n’a pas le même sens d’un encodeur à l’autre, et « 80 » en JPEG ne vaut pas « 80 » en WebP. Ce qui suit vaut pour des photographies, sur un écran ordinaire :
| Qualité | Ce qu’on voit | Usage |
|---|---|---|
| 90 à 95 | Rien, même en zoomant | Impression, archive de travail |
| 78 à 85 | Rien à taille d’affichage | Le web, par défaut |
| 60 à 75 | Aplats légèrement salis dans les ciels | Vignettes, arrière-plans |
| sous 60 | Halos visibles autour des contours | À éviter sur une photo |
Un détail que peu de gens connaissent : les aplats de couleur douce (ciels, dégradés, peau) trahissent la compression bien avant les zones chargées de détail. Si vous devez juger une image compressée d’un coup d’œil, regardez le ciel, pas le feuillage.
Le faire une fois ne suffit pas
Cet outil règle un fichier. Un site en a des centaines, et le problème revient à chaque publication : quelqu’un dépose une photo non traitée, et la page redevient lente sans que personne s’en aperçoive avant le prochain audit.
La seule version qui tient dans le temps, c’est celle où personne n’a rien à faire : l’image est déposée telle qu’elle sort de l’appareil, et c’est le service de diffusion qui produit la bonne taille et le bon format pour chaque visiteur, au moment où il la demande.
C’est exactement ce que fait DAMDesk
Vos équipes déposent l’original. Chaque page reçoit la largeur qu’elle affiche, dans le format que le navigateur comprend, sans que personne ait à y penser. Et la bande passante n’est jamais facturée : vos images peuvent être vues dix millions de fois ce mois-ci sans déplacer un centime.
Questions fréquentes
Quelle est la différence avec TinyPNG ou Squoosh ?
Aucune sur le principe : ces outils compressent aussi très bien. La différence est ce qu’il y a derrière. Ici, le moteur qui traite votre fichier est celui qui sert les images de nos clients en production, automatiquement, à chaque visite. L’outil est la démonstration du service.
Faut-il compresser avant ou après avoir redimensionné ?
Redimensionner d’abord, toujours. Réduire la largeur de 4 000 à 1 600 pixels retire 84 % des pixels ; aucune compression ne rattrape ça. La compression travaille ensuite sur ce qui reste.
Mes images sont-elles conservées sur vos serveurs ?
Non. Le fichier est transformé au vol et renvoyé dans la réponse, sans être écrit nulle part. Rien n’est stocké, rien n’est indexé, et la réponse porte l’en-tête qui interdit sa mise en cache.
Y a-t-il une limite ?
12 Mo par image, et quelques images par minute. Ces plafonds existent parce que chaque conversion coûte du calcul : sans eux, une boucle mal écrite viderait le budget de l’outil en une nuit.
La compression abîme-t-elle l’image ?
Oui, techniquement : WebP, AVIF et JPEG sont des formats à perte. La question utile est de savoir si la perte se voit. Entre 75 et 85 de qualité, elle ne se voit pas sur une photo, et le fichier pèse deux à trois fois moins. Gardez toujours votre original de côté.