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Comparaison

DAM ou GED : deux outils qu’on confond, pour deux problèmes différents

Une GED classe des documents qui font foi. Un DAM gère des visuels qu’on republie. Le premier vise la traçabilité, le second la réutilisation.

En bref

Une GED gère des documents : contrats, factures, procédures. Ce qui compte, c’est la trace : qui a signé quoi, quand, et dans quelle version. Un DAM gère des visuels destinés à être republiés : ce qui compte, c’est de les retrouver, de savoir si on a le droit de s’en servir, et de les livrer au bon format. Beaucoup d’entreprises ont légitimement les deux.

La finalité n’est pas la même

La confusion vient de ce que les deux outils rangent des fichiers dans une arborescence, avec des droits d’accès. Vu de loin, ça se ressemble. Le but, lui, est presque opposé.

Une GED existe pour qu’un document reste retrouvable et opposable. On y dépose un contrat signé, et ce qui importe est qu’il soit intact, daté, attribué, et qu’on puisse prouver dans cinq ans qu’il n’a pas bougé.

Un DAM existe pour qu’un visuel soit réutilisé. La même photo servira sur un site, dans une brochure, sur une fiche produit, à trois tailles différentes. Ce qui importe est qu’on la retrouve, qu’on sache si on a le droit, et qu’elle sorte au bon format.

GEDDAM
Objet typePDF, contrat, procédure, facturePhoto, vidéo, logo, visuel de campagne
Ce qui compteLa traçabilité et la conservationLa réutilisation et les droits d’usage
RecherchePlein texte, par référenceVisuelle, par mot-clé, par ressemblance
Sortie attendueLe fichier, tel quelUne dérivée : bonne taille, bon format
Cycle de vieDurée légale de conservationDurée de la licence d’exploitation
UtilisateursJuridique, finance, qualité, RHMarketing, studio, agences, e-commerce

Comment trancher en une question

Demandez ce qui se passe quand le fichier sort de l’outil.

  • S’il en sort tel quel, pour être lu, signé ou archivé : c’est une GED.
  • S’il en sort transformé, redimensionné, converti, intégré dans une page : c’est un DAM.

C’est aussi pour ça qu’un DAM a besoin d’un service de diffusion, et pas une GED. Un contrat n’a pas de version 400 pixels de large.

Le cas où il en faut deux

Il est fréquent, et il n’a rien d’un échec d’architecture. Une entreprise qui vend des produits a des contrats fournisseurs (GED) et des photos produit (DAM). Les deux jeux de fichiers n’ont ni les mêmes utilisateurs, ni les mêmes durées, ni les mêmes obligations.

Le seul vrai piège est de faire porter les visuels par la GED parce qu’elle est déjà là. On obtient alors une bibliothèque où l’on ne cherche pas par l’image, sans gestion des licences, et sans moyen de servir une vignette à un site. Trois manques qu’on découvre après la migration.

Un DAM qui livre, pas seulement qui range

DAMDesk gère la bibliothèque, les droits et leur expiration, et sert les images directement aux sites qui les affichent, à la bonne taille et dans le bon format. Pas de second abonnement pour la diffusion, et la bande passante n’est jamais facturée.

Questions fréquentes

Une GED peut-elle remplacer un DAM ?

Pour stocker des images, oui. Pour les retrouver visuellement, gérer les licences et servir des dérivées à un site web, non : ces fonctions n’existent pas dans une GED, parce que ce n’est pas son métier.

Et un DAM peut-il remplacer une GED ?

Non plus, et pour la même raison inversée. Un DAM n’a ni valeur probante, ni plan de conservation légale, ni circuit de signature.

Quel est le mot français pour DAM ?

Photothèque, dans l’usage courant. « Gestion des actifs numériques » est la traduction officielle, mais personne ne l’emploie.